Classé dans : Non classé | Mots-clefs: confiture, couleur, speed racer, vroum, wachowski
2001, l’odyssée de l’espace
Stanley Kubrick – 1968
[toutes proportions gardées, hein, faut pas déconner...]
Comme si les frères W. (?) avaient eu l’idée de ce film en revoyant cette séquence de 2001 sous acide et avaient décidé de mettre le spectateur dans la peau de Bowman pendant deux heures, mais dans une version pop et acidulée, niaise volontairement (« you think you can drive a car and change the world, it doesn’t work like that »). Un film d’enfant plutôt qu’un film pour enfants (un enfant qui aurait sniffé de la colle en se mettant à deux mètres des feux d’artifice). Cela explique l’importance des sucreries, et surtout ces plans sur les tartines pleines de confiture. Parce que Speed racer c’est un peu ça : très gras, très sucré, de la confiture pour les yeux. Un prétexte à balancer de la couleur dans tous les sens pendant tout le film, ou en tout cas sa plus grande partie, l’histoire et le reste ils s’en foutent -sinon pourquoi un des personnages principaux serait un singe ?-, c’est là pour que le film sorte en salles et attirer les foules (mais le film ne marchera pas). Les meilleures séquences du film sont celles qui s’approchent le plus de l’abstraction et de la géométrisation, qui est l’horizon du film, la séquence dans la grotte et surtout la course finale sont exemplaires à ce niveau. Dommage qu’ils n’y aillent pas plus franchement cependant, se débarrassant réellement du scénario.
Les gangsters en carton façon Inspecteur gadget sont très bien aussi, la séquence de la diligence est la meilleure en dehors des courses.
En tout cas ça reste bien supérieur à Matrix 2 et 3, et sans doute le meilleur blockbuster de ce début d’année.
J’espère que personne ne s’est amusé à en faire le scénarimage…